:: Observatoire de la société ::QUEL BORDEL | |||||||||||||||
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Assis à la gare, je prends le temps de me rouler une cigarette. C’est peut être fou à dire, mais dans une situation de voyage, me rouler une cigarette m’absorbe dans un état d’esprit bien particulier. Le temps à prendre pour le processus de roulage et ensuite de consommation vient apporter en moi ce petit rituel bien à moi qui me rassure. L’assurance de mon identité non en tant que canadien mais en tant que moi. Donc assis à la gare, clope au bec, nous sirotons un bon vin bien de la place. Rien à cet endroit ne m’est familier, le rythme de vie des gens du milieu m’est totalement étranger. J’adore respirer l’inconnu qui est partout autour de moi. Bien à mon aise, je ne parle pas mais je me contente de regarder et d’imaginer des scénarios insensés. Pour cette raison, j’adore et je dévore les instants où j’ai l’occasion d’échanger avec un étranger. INTRODUCTION Il y a quelques années, à l’époque où j’étais encore adolescent, j’avais une bande d’amis hors du commun. Heureusement, je les fréquente encore. Nous étions très préoccupés par toutes sortes de petits détails de la vie, comme des problèmes auxquels on ne trouvait aucun sens, par exemple le matérialisme ou l’individualisme. Comparativement aux jeunes de notre génération en général, on ne voulait pas se lancer aveuglément dans cette vie infernale à nos yeux. Dieu sait si nous avons eu de la pression à l’école pour s’établir dans un domaine qui était supposé nous faire vivre plus tard. On appelait notre grande entrée dans le monde WELCOME TO THE MACHINE. Sans être révoltés, mais plutôt désarmés à l’idée de s’établir dans la vie, nous avons créé ensemble une forme de grande tristesse intérieure. Ne sachant quoi faire, on a préféré pour un très long moment s’isoler des autres. Pour certains de nos amis qui étaient en dehors de notre cercle, c’était rendu grave. Mais nous, toujours ensemble et au même endroit, nous nous protégions de la « machine ». Un an et demi passa et nous étions presque entièrement isolés socialement à converser ensemble sur nos façons d’entrevoir la vie. Je crois, en ce qui me concerne et aussi pour mes amis, que d’arrêter, analyser et comprendre un peu mieux les choses qui nous entouraient nous a permis, avec du recul, de mieux nous connaître nous-mêmes et par conséquent, avoir assez confiance en nous pour prendre nos décisions. Cette confiance m’a permis de me donner le courage de faire mon saut dans le monde. J’avais besoin d’élargir mon horizon pour enfin sortir de ma constante tristesse d’adolescent. Avec un ami, je suis parti en Europe voir et vivre avec peu de chose. Notre seul bagage fut notre sac à dos et nos petites connaissances acquises de la vie. C’était aussi un besoin de sortir de notre bulle et d’apprendre, sans pression, de la réalité. Je n’ai pas peur de l’affirmer aujourd’hui, ce voyage fut les fiançailles de mon cœur avec mes pensées et mes actions. Un beau ménage à trois qui est ma planche de salut à chaque jour. Le noyau de mon voyage se situe en Grèce lors d’une rencontre qui m’a fait venir au monde une deuxième fois. Je faisais face pour la première fois de ma vie à une dure réalité, toute ma vie je m’étais plains que pour des peccadilles. Enfin, j’exagère un peu mais vous allez mieux comprendre ces derniers mots après ce fait vécu. Voici le récit de cette rencontre avec mes impressions. L’histoire se situe en 1998. À suivre la semaine prochaine. La pêche au thon en Méditerranée est sous interdiction depuis la mi-juin, quinze jours avant la fin de la saison, au nom de la protection de l'espèce. J’ai une amie française biologiste qui m’expliquait que les réserves de thon sont méconnues dans le monde entier. C’est le poisson le plus pêché sur la planète. Penser aux épiceries qui regorgent de canne de thon à l’année. Imaginer en Chine et au Japon. Il n’y a pas si longtemps, un ami est revenu de la méditerranée et il n’a pu se baigner dans la mer. La cause : invasion d’anémones. Les anémones sont la nourriture principale des thons. Faites le calcul, moins de thon qui s’empiffrent = plus d’anémones. Un jour même s’il est déjà presque trop tard, il faudra revoir sérieusement notre façon de manger les produits de la mer. Moi je suis pour créer la rareté. Mangeons donc du thon deux fois par année au lieu d’une fois semaine. Loup 2ÈME PARTIE Ce dernier instant de lucidité lui a causé un mélange d’espoir et d’acharnement qui le poussa à se lever et se diriger vers la civilisation. Il cria fort sur tous les toits du coin : « Allez voir ce vide au fond de vous. Ce vide que vous avez tous remplie de déchets et de saletés. » Pendant de longues heures, il cria et il n’épargna personne qui habitait les alentours. Il continua en s’arrachant les poumons et ses cordes vocales. C’était maintenant un assaut et pour plusieurs un affront. Cette civilisation de 3058 après Jésus-Christ contient trois modèles, un les sensibles (rares qu’ils soient), deux les indifférents (les pires) et trois les rapaces (les sans conscience). Entendant cette menace autour d’eux, les rapaces s’empressèrent de le repousser car il les gênait fortement. Dans un élan d’orgueil, de vanité et d’extrême violence, les rapaces le firent taire en s’emparant de lui et dans le plus grand des naturels, le tuèrent. Ils emmenèrent la dépouille au grand trou où tout a commencé et l’enfouirent pour ensuite rapidement l’oublier. (Long silence) Un hiver passa et la neige se mit à fondre. À l’endroit précis de la dépouille, il se produisit un phénomène extraordinaire. Le ciel s’ouvrit tassant les éternels nuages et les rayons du soleil commencèrent à traverser la poussière et ce juste à l’endroit exact du défunt oublié. Un grand oiseau au milles couleurs se mit à planer dans le ciel tout en douceur et remplie d’une grande noblesse. L’amour si rare qu’il soit en ces temps de noirceur, est d’une valeur que l’humain ne peut arriver à calculer. Par sa mort si dévoué à faire régner l’amour, l’espace de son repos devenu un grand jardin de pure beauté multicolore. Les rapaces saisis et éblouis par cette beauté furent aussitôt indignés à un point d’en devenir profondément répugnés de jalousie. Sans tarder, ils détruisirent le nouveau jardin pour ensuite le recouvrir de saletés nauséabondes. Ils cachèrent l’endroit avec une bute et une clôture le tout dépouillé de beauté pour enfin rapidement… l’oublier. (à suivre) 1ère PARTIE 3058 après Jésus-Christ, C’est une journée sombre, le soleil n’arrive pas à percer les nuages, qui sont gonflés à bloc. En fait, le soleil n’a plus envie de réchauffer les hommes, les hommes ne l’aiment plus. Très rare sont les bonnes âmes qui souffrent, de l’absence du soleil. Seul dans leur coin, ils sont les rescapés de la sensibilité, de l’amour et le peu qu’il en reste. Allons dans un de ces coins respirer un peu de souffrance d’amour. Respirons-la comme nous inspirerions le peu d’air frais au bout de notre nez. Il est là, assis et cherchant son inspiration. Inspiration qui ne viendra peut-être jamais. Assis devant ce ramassis de déchets de l’humanité, l’air n’est pas bon. Le paysage est arraché, complètement perdu et la poussière lui remonte jusque dans le creux des narines mais, mais, il cherche. Il cherche une bonne raison de rester là. (Plusieurs heures passent.) La seule qu’il trouve, c’est qu’il n’a pas le choix. Au-dessus, c’est la poussière, c’est le smog. Où est le soleil ? Où est le bleu du ciel ? Où sont les verts arbres et les oiseaux ? Où sont ses sources d’inspirations qui le font vivre à l’habitude ? (un long silence) Il creuse, il creuse et il creuse encore, ensuite il enfouit. Il enfouit ce qu’il n’aurait pas dû trouver et c’est à dire, rien du tout. Un rien qui lui fait pourtant très mal, car ce rien est bel et bien quelque chose. En fait, ce rien lui représente le vide de tous et chacun autour de lui. Un vide rempli de saletés, de déchets puants et qui est caché par une bute, une clôture pour que personne ne le trouve, pour que tout le monde l’oubli. Mais lui à présent le sait, il ne peut plus passer à côté, il y pense clairement et il pleure profondément les genoux encrés au sol crasseux. Ce vide oublié est maintenant son secret et il doit vivre avec cette réalité. Il doit peut-être s’en faire porte-parole se demande t’il. Mais à quoi cela servirait-il ? À ce faire enfouir lui-même ? Et soudain, comme un coup sur la tête, un couteau au coeur, voilà le vrai dilemme. Se faire enfouir ou s’enfouir lui-même ? Il sait à présent son destin ou du moins une infime partie. IL SERA ENFOUI ! Le vendredi 02 mai 2008 Cette base navale pouvant également accueillir des sous-marins se situe près de Sanya, sur Hainan, une île touristique au large des côtes méridionales de L'importance du chantier laisse suggérer qu'elle «pourrait devenir une base clef» de la marine de l'Armée populaire de libération (APL), selon Jane's. La construction de cette base «souligne le souhait de Pékin de renforcer son contrôle sur la région. La dépendance accrue de Agence France-Presse Londres Personne ne peut l’affirmer, mais il est désormais plus que probable que le monde entier a entamé la fameuse phase de décroissance annoncée par les spécialistes depuis des années Malheureusement, toute l’organisation humaine, à la fois économique et sociale, est aujourd’hui “indexée” sur les produits énergétiques primaires et dérivés, notamment le pétrole. L’augmentation du prix du baril (qui a pratiquement quadruplé en l’espace de quelques années) et la faible valeur du dollar américain face aux autres monnaies conduisent à une situation jamais vue dont les conséquences immédiates, différées et latentes amènent à une criticité extrême. Depuis des années, des centaines de scientifiques, économistes, spécialistes et autres chercheurs alarment les gouvernements partout sur la planète en expliquant qu’il est urgent d’agir [...] OlivierRIMMEL :: loup 2008-05-30 10:41:52 [Permalien] :: :: 1 commentaire | COMMENT CHANGER CELÀ :: ... L'émotion versus sensation E=MH2 :: ::
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